26 novembre 2009
Etonnement
Devant la sympathique recension de Laurent Lemire dans le Nouvel Observateur de cette semaine (p. 144) du livre de Kate Cambor Belle époque (traduction Laurent Bury, Flammarion) il faut sourire avec indulgence. On n'a pas toujours bien le temps de se concentrer. D'ailleurs cette historienne pour bibliothèque tournante n'a elle-même sans doute pas eu le temps de consulter son corpus d'une façon très approfondie, pour parler de façon si doctement erronée de cette "Jeunesse dorée" (c'est le titre anglais) - adultes, ils ont vu arriver avec terreur et incrédulité des dictateurs et des assassins en chemise brune asservir un continent apeuré et docile. Terrifiés, incrédules, apeurés, dociles, rideau. Je souhaite une longue carrière à cette dame, puisque c'est son premier livre.
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2351/articles/a413657-.html
Pour une fiction plus brillante, on se souviendra d'un dialogue des Marx Brothers :
- Dis-donc, il y a un trésor dans la maison d'à côté !
- Mais il n'y a pas de maison à côté !
- Et bien nous allons en construire une.
Voilà qui rappelle l'histoire du café Pouchkine, ouvert à Moscou pour ne pas faire mentir la chanson de Gilbert Bécaud. Bon. Non omnis error stultitia dicenda est.

Toile flammée
Un peu.
25 novembre 2009
Saint-Sulpice (en Normandie Saint-Suplice)
Tandis qu'à la radio, ce matin, on disserte sur le phénomène du Complot en littérature - du pitoyable Matin des magiciens de L. Pauwels et J. Bergier aux contemporaines fantaisies de D. Brown - il n'est pas interdit de broder deux secondes sur la renaissance de l'art saint-sulpicien. Ce vent souffle du Septentrion, via les magazines de "déco" à grand tirage, et promeut le retour dans nos foyers du religieux, mais sous la forme de vieux chromos bien coloriés, de statues de plâtre peint, de chapelets et autres médailles de pèlerinage en aluminium. Toutes les choses attendrissantes de laideur qui dormaient, abandonnées au fond des sacristies depuis Vatican II par un clergé qui avait bon goût, triomphent aujourd'hui, décaties, écaillées dans les règles, sur les pages de papier glacé, les écrans 19 pouces des boutiques en ligne et dans les obsessions féminines (pauvres époux, dans de telles installations...). Cette vague de mièvrerie confite, est-ce l'effet d'un habile Complot ?

24 novembre 2009
Rites de consolation
Ils ont à peu près disparu de l'Europe de l'ouest. C'est, en quelque sorte, savoir affronter le néant dans la sobriété.
Pourtant, lointains reflets des pratiques de l'Antiquité, certains étaient doux et beaux.
Extrait de l'Office des défunts, conforme aux mélodies grégoriennes de l'édition vaticane, Quimper, 1926
23 novembre 2009
L'or des ouvriers

Iles Solovki
Dimanche, Monastère de la Transfiguration
21 novembre 2009
Les doigts de fée

20 novembre 2009
Comptoir des Cantonniers
Pour avoir chaud aux pieds
19 novembre 2009
Tics
Le dessinateur Caran d'Ache disait tout le temps " c'est d'iole, ça, t'sais ".
C'est Léon Daudet qui le raconte dans L'entre-deux guerres, souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux de 1880 à 1905, Nouvelle librairie nationale, Paris, 1915 (page 86).
Mais c'est loin tout ça. Aujourd'hui, d'une façon générale, seulement n'a pas trop la cote, on le remplace volontiers par juste, plus chic car plus anglais. C'est d'iole, ça, t'sais !
18 novembre 2009
Bricoler une pouque
